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Cancer colorectal - les tests de génétique somatique

fiche synthese
Dernière mise à jour 26/07/2016

Description

L’EMA a autorisé en 2008 l’utilisation du cetuximab et du panitumumab pour les patients dont la tumeur porte la forme non mutée du gène KRAS. En 2013, les AMM du panitumumab et du cetuximab ont été modifiées suite aux résultats d’études cliniques montrant que les patients porteurs d’une mutation sur l’exon 4 de KRAS ou sur les exons 2, 3 et 4 de NRAS présentent également une résistance au traitement[1,2,3,4]. La recherche des mutations de ces gènes a donc été  élargie à ces nouveaux cas en 2013.
Par ailleurs, le syndrome de Lynch (aussi appelé syndrome HNPCC pour Hereditary Non Polyposis Colorectal Cancer) se caractérise par l’altération constitutionnelle d’un des gènes MMR (mismatch repair) et prédispose à un risque accru de cancer colorectal et de cancers touchant d’autres organes: l’endomètre, l’intestin grêle et l’urothélium principalement. Les tumeurs développées dans ce cadre étant quasiment toujours de type MSI (MicroSatellite Instability), la recherche de ce phénotype tumoral est une étape importante dans l’identification des patients candidats à une étude constitutionnelle des gènes permettant l’identification des familles à haut risque de cancer. En pratique, il est recommandé de réaliser ce précriblage somatique pour tous les patients atteints d’un cancer du spectre large avant 60 ans et de proposer aux patients ayant un statut MSI une consultation d’oncogénétique pour une recherche de mutation constitutionnelle[5].

[1]  Douillard et al. NEJM (2013);369(11):1023-34

[2]   Piton et al. Cancer Epidemiol Biomarkers Prev (2015);24(9):1416-8

[3]   Schirripa et al. Int. J. Cancer (2015);136, 83-90

[4]   Misale et al. Cancer Discovery (2014);4:1269-1280

[5]   Olschwang et al. Bull Cancer (2004);91(4):303-15

Description

En 2017, la recherche de mutations de l’exon 2 de KRAS a été effectuée pour 19 915 patients. Après une phase de stabilisation depuis 2014, une diminution de l’activité de 9,1 % est observée par rapport à 2016 (21 923 patients en 2016). En 2017, une recherche de mutations de NRAS a été effectuée pour 18 536 patients.

Description

Un test MSI a été effectué pour 17 557 patients en 2017, soit une augmentation de 13,7 %  par rapport à 2016. Cette activité est en forte augmentation depuis 2014 (+ 73%). Dans le même temps, le recours au test de méthylation du promoteur de MLH1 a augmenté de 10% en 2017, avec 1 074 tests réalisés en 2017 contre 976 en 2016. La proportion de patients présentant une méthylation de ce gène est de 68,5%. Le cancer de ces patients n’est donc pas d’origine héréditaire.

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