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Epidémiologie

fiche synthese
Dernière mise à jour 13/12/2017

Description

Le cancer du sein est le cancer le plus fréquent chez la femme en France avec un nombre de nouveaux cas qui a doublé entre 1980 et 2000. Parallèlement, les taux d’incidence standardisés ont fortement augmenté jusqu’en 2000 avant de se stabiliser puis de diminuer à partir de 2005. Ces variations importantes rendent difficiles la modélisation et l’estimation des taux d’incidence qui doivent être interprétés avec prudence.

Données

Les données d’incidence proviennent de la base commune des registres du réseau Francim hébergée dans le service de biostatistique des Hospices civils de Lyon. Dans le cadre de ce travail, les données de 21 registres ayant au moins 5 années d’enregistrement ont été utilisées (11 registres généraux et 10 registres spécialisés).
Dix-neuf localisations cancéreuses, correspondant aux tumeurs solides, ont été analysées. Ces localisations sont définies selon la Classification internationale des maladies pour l’oncologie, 3e édition (CIM-O-3). Pour chaque localisation, les règles suivantes ont été appliquées : seules les tumeurs invasives étaient considérées et, sauf mention contraire, toutes les morphologies étaient incluses à l’exception des morphologies correspondant aux hémopathies malignes.
Les cancers de la peau autres que les mélanomes sont exclus de ce travail, en raison de la non-exhaustivité de leur enregistrement. Seules les tumeurs malignes du SNC sont incluses dans ce travail. La localisation Plèvre n’a pas été analysée, les données d’incidence pour le mésothéliome pleural relevant du Programme national de surveillance du mésothéliome (PNSM). Dans le cadre de ce travail, les données observées d’incidence comportaient 925 242 cas diagnostiqués entre le 1er janvier 1975 et le 31 décembre 2009.

Les données de mortalité ont été fournies par l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), Centre d’épidémiologie sur les causes médicales de décès (CépiDc). Les données de population ont été fournies par l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) pour chaque département et pour chaque année.

Méthode statistique 

L’incidence nationale est obtenue en multipliant le rapport incidence/mortalité observé dans la zone registre par la mortalité de la France en utilisant des modèles âge-période-cohortes. Pour les cancers du sein et de la prostate, l’incidence de la zone registre présente de fortes variations dans les années récentes (i.e. forte baisse depuis 2005, en particulier pour la prostate, après une augmentation continue depuis 1980). Les tendances de l’incidence de ces deux cancers sont donc complexes et ne peuvent pas être restituées avec les modèles âge-période-cohorte « classiques »

L’estimation "Tous cancers" est obtenue en faisant la somme des estimations par localisation, à laquelle ont été ajoutées les estimations pour les localisations Hémopathies malignes et pour la localisation Autres cancers.

Calcul des taux

Dans ce travail, les taux d'incidence ont été standardisés selon la population mondiale (TSM) et sont exprimés pour 100 000 personnes-années après attribution d'un poids défini par tranche de 5 ans.

Description

La mortalité, est restée relativement stable jusqu’aux alentours de 1995 malgré une forte augmentation de l’incidence durant cette période, puis a diminué significativement jusqu’en 2012.

Données

Les données de mortalité ont été fournies par l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), Centre d’épidémiologie sur les causes médicales de décès (CépiDc). Les données de population ont été fournies par l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) pour chaque département et pour chaque année.

Calcul des taux

Dans ce travail, les taux de mortalité ont été standardisés selon la population mondiale (TSM) et sont exprimés pour 100 000 personnes-années après attribution d'un poids défini par tranche de 5 ans.
L’estimation "Tous cancers" est obtenue en faisant la somme des estimations par localisation, à laquelle ont été ajoutées les estimations pour les localisations Hémopathies malignes et pour la localisation Autres cancers.

Description

Le taux d’incidence standardisé a augmenté de 1,4 % par an en moyenne entre 1980 et 2012 mais on observe une diminution de 1,5 % par an si on se focalise sur la période située entre 2005 et 2012. On constate une diminution moyenne de la mortalité de 0,6 % par an entre 1980 et 2012, et de 1,5 % par an entre 2005 et 2012.

Données

Les données d’incidence proviennent de la base commune des registres du réseau Francim hébergée dans le service de biostatistique des Hospices civils de Lyon. Dans le cadre de ce travail, les données de 21 registres ayant au moins 5 années d’enregistrement ont été utilisées (11 registres généraux et 10 registres spécialisés).
Dix-neuf localisations cancéreuses, correspondant aux tumeurs solides, ont été analysées. Ces localisations sont définies selon la Classification internationale des maladies pour l’oncologie, 3e édition (CIM-O-3). Pour chaque localisation, les règles suivantes ont été appliquées : seules les tumeurs invasives étaient considérées et, sauf mention contraire, toutes les morphologies étaient incluses à l’exception des morphologies correspondant aux hémopathies malignes.
Les cancers de la peau autres que les mélanomes sont exclus de ce travail, en raison de la non-exhaustivité de leur enregistrement. Seules les tumeurs malignes du SNC sont incluses dans ce travail. La localisation Plèvre n’a pas été analysée, les données d’incidence pour le mésothéliome pleural relevant du Programme national de surveillance du mésothéliome (PNSM). Dans le cadre de ce travail, les données observées d’incidence comportaient 925 242 cas diagnostiqués entre le 1er janvier 1975 et le 31 décembre 2009. 
Les données de mortalité ont été fournies par l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), Centre d’épidémiologie sur les causes médicales de décès (CépiDc). Les données de population ont été fournies par l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) pour chaque département et pour chaque année.

Calcul des taux

Dans ce travail, les taux d'incidence et de mortalité ont été standardisés selon la population mondiale (TSM) et sont exprimés pour 100 000 personnes-années après attribution d'un poids défini par tranche de 5 ans.

Méthode statistique

L’incidence nationale est obtenue en multipliant le rapport incidence/mortalité observé dans la zone registre par la mortalité de la France en utilisant des modèles âge-période-cohortes.
Pour les cancers du sein et de la prostate, l’incidence de la zone registre présente de fortes variations dans les années récentes (i.e. forte baisse depuis 2005, en particulier pour la prostate, après une augmentation continue depuis 1980). Les tendances de l’incidence de ces deux cancers sont donc complexes et ne peuvent pas être restituées avec les modèles âge-période-cohorte « classiques »

Description

Les données observées disponibles au moment de la réalisation de ces travaux allaient jusqu'en 2013. Les estimations 2017 sont donc des projections. Toute projection présente un certain niveau d'incertitude car elle repose sur une hypothèse d'évolution du risque de cancer et de décès par cancer entre 2013 et 2017. Les projections ne sont que le reflet des hypothèses adoptées et ne peuvent pas être utilisées pour reconstituer des tendances temporelles. Les hypothèses retenues, pour la période 2013-2017, pour le cancer de l'ovaire, vont dans le sens de la poursuite de l'évolution récente observée pour l'incidence et la mortalité.
La projection de l’incidence « tous cancers » (hors cancers de la peau autres que les mélanomes) est obtenue en sommant les projections retenues pour les différentes localisations présentées, auxquelles ont été ajoutées les estimations de la localisation prostate (obtenue sous l'hypothèse d'une stabilisation du risque entre 2013 et 3017), des localisations hématologiques et de la localisation « autres cancers » (obtenue sous l'hypothèse de la poursuite de l'évolution récente observée) bien que celles-ci ne soient pas présentées. La projection de mortalité « tous cancers » intègre les projections spécifiques concernant le cancer du pancréas (obtenue sous l'hypothèse de la poursuite de l'évolution récente observée.

Description

Les données observées disponibles au moment de la réalisation de ces travaux allaient jusqu'en 2013. Les estimations 2017 sont donc des projections. Toute projection présente un certain niveau d'incertitude car elle repose sur une hypothèse d'évolution du risque de cancer et de décès par cancer entre 2013 et 2017. Les projections ne sont que le reflet des hypothèses adoptées et ne peuvent pas être utilisées pour reconstituer des tendances temporelles. Les hypothèses retenues, pour la période 2013-2017, pour le cancer de l'ovaire, vont dans le sens de la poursuite de l'évolution récente observée pour l'incidence et la mortalité.

Description

Données

Les données d’incidence proviennent de la base commune des registres du réseau Francim hébergée dans le service de biostatistique des Hospices civils de Lyon. Dans le cadre de ce travail, les données de 21 registres ayant au moins 5 années d’enregistrement ont été utilisées (11 registres généraux et 10 registres spécialisés).
Dix-neuf localisations cancéreuses, correspondant aux tumeurs solides, ont été analysées. Ces localisations sont définies selon la Classification internationale des maladies pour l’oncologie, 3e édition (CIM-O-3). Pour chaque localisation, les règles suivantes ont été appliquées : seules les tumeurs invasives étaient considérées et, sauf mention contraire, toutes les morphologies étaient incluses à l’exception des morphologies correspondant aux hémopathies malignes.
Les cancers de la peau autres que les mélanomes sont exclus de ce travail, en raison de la non-exhaustivité de leur enregistrement. Seules les tumeurs malignes du SNC sont incluses dans ce travail. La localisation Plèvre n’a pas été analysée, les données d’incidence pour le mésothéliome pleural relevant du Programme national de surveillance du mésothéliome (PNSM).

Dans le cadre de ce travail, les données observées d’incidence comportaient 925 242 cas diagnostiqués entre le 1er janvier 1975 et le 31 décembre 2009.

Les données de mortalité ont été fournies par l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), Centre d’épidémiologie sur les causes médicales de décès (CépiDc). Les données de population ont été fournies par l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) pour chaque département et pour chaque année.

Calcul des taux

Les données individuelles d’incidence ont été agrégées par classe de 1 an selon l’âge et la cohorte de naissance (et par conséquence selon l’année de diagnostic). Le nombre de personnes-années était la moyenne entre l’effectif de la population d’âge a au 1er janvier de l’année p et l’effectif de la population d’âge a+1 au 1er janvier de l’année p+1. Ces données ont permis d’estimer les taux spécifiques d’un âge et d’une cohorte donnés par l’intermédiaire de modèles statistiques. Les taux présentés sont des taux spécifiques.

Méthode statistique

L’incidence nationale est obtenue en multipliant le rapport incidence/mortalité observé dans la zone registre par la mortalité de la France en utilisant des modèles âge-période-cohortes.

Pour le cancer du sein, l’incidence de la zone registre présente de fortes variations dans les années récentes (i.e. forte baisse depuis 2005, après une augmentation continue depuis 1980). Les tendances de l’incidence de ce cancer est donc complexe et ne peut pas être restituées avec les modèles âge-période-cohorte « classiques ».

Description

Pour les estimations régionales de métropole, trois méthodes ont été évaluées et hiérarchisées. Ces trois méthodes sont le PMSI, les ALD et AUP (un croisement entre PMSI et ALD).
Le principe de l’estimation est identique pour les trois corrélats (PMSI, ALD et AUP) et repose sur l’application du rapport PMSI/I (respectivement ALD/I et AUP/I) de la zone registre aux données départementales du PMSI (respectivement ALD et AUP). Ces méthodes supposent que, pour un sexe et un âge donné, le rapport PMSI/I (respectivement ALD/I et AUP/I) ne varie que peu entre les départements. La validité de cette hypothèse a été examinée dans les départements avec registre.
Pour obtenir l'estimation régionale, les estimations départementales sont ajoutées.

Pour les régions ultra-marines (Guadeloupe, Martinique et Guyane), seules les données observées dans les registres sont disponibles, pour les périodes: Guadeloupe : 2007-2014 ; Martinique : 2007-2014 ; Guyane : 2010-2014

L’utilisation d’un arbre de décision a permis de déterminer si une localisation cancéreuse pouvait être retenue pour une estimation départementale. Ainsi, pour chaque localisation cancéreuse, la meilleure méthode a été choisie, lorsqu'elle a pu être définie. L’estimation régionale a ensuite été réalisée avec la meilleure méthode.

Pour le cancer de l'ovaire, la méthode retenue est basée sur la méthode AUP (un croisement entre PMSI et ALD).

Les données du PMSI de la période 2007-2016 ont été extraites des bases nationales. Pour le PMSI, l’indicateur utilisé est le nombre de patients ayant effectué au moins un séjour hospitalier avec un diagnostic principal de cancer codé selon la CIM-10, sur la période d’étude.Pour les ALD, l’indicateur utilisé est le nombre de premières mises en ALD sur la période d’étude, codées selon la CIM-10.

Description

Données

Les données de mortalité ont été fournies par l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), Centre d’épidémiologie sur les causes médicales de décès (CépiDc). Les données de population ont été fournies par l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) pour chaque département et pour chaque année.

Calcul des taux

Les données individuelles de mortalité ont été agrégées par classe de 1 an selon l’âge et la cohorte de naissance (et par conséquence selon l’année de décès). Le nombre de personnes-années était la moyenne entre l’effectif de la population d’âge a au 1er janvier de l’année p et l’effectif de la population d’âge a+1 au 1er janvier de l’année p+1. Ces données ont permis d’estimer les taux spécifiques d’un âge et d’une cohorte donnés par l’intermédiaire de modèles statistiques. Les taux présentés sont des taux spécifiques.

L’estimation "Tous cancers" est obtenue en faisant la somme des estimations par localisation, à laquelle ont été ajoutées les estimations pour les localisations Hémopathies malignes et pour la localisation Autres cancers.

Description

Pour les estimations régionales de métropole, trois méthodes ont été évaluées et hiérarchisées. Ces trois méthodes sont le PMSI, les ALD et AUP (un croisement entre PMSI et ALD).
Le principe de l’estimation est identique pour les trois corrélats (PMSI, ALD et AUP) et repose sur l’application du rapport PMSI/I (respectivement ALD/I et AUP/I) de la zone registre aux données départementales du PMSI (respectivement ALD et AUP). Ces méthodes supposent que, pour un sexe et un âge donné, le rapport PMSI/I (respectivement ALD/I et AUP/I) ne varie que peu entre les départements. La validité de cette hypothèse a été examinée dans les départements avec registre.

Pour les régions ultra-marines (Guadeloupe, Martinique et Guyane), seules les données observées dans les registres sont disponibles, pour les périodes: Guadeloupe : 2007-2014 ; Martinique : 2007-2014 ; Guyane : 2010-2014

L’utilisation d’un arbre de décision a permis de déterminer si une localisation cancéreuse pouvait être retenue pour une estimation départementale. Ainsi, pour chaque localisation cancéreuse, la meilleure méthode a été choisie, lorsqu'elle a pu être définie. L’estimation régionale a ensuite été réalisée avec la meilleure méthode.

Pour le cancer de l'ovaire, la méthode retenue est celle de la méthode AUP (croisement entre PMSI et ALD).

Pour les ALD, l’indicateur utilisé est le nombre de premières mises en ALD sur la période d’étude, codées selon la CIM-10.
Les données du PMSI de la période 2007-2016 ont été extraites des bases nationales. Pour le PMSI, l’indicateur utilisé est le nombre de patients ayant effectué au moins un séjour hospitalier avec un diagnostic principal de cancer codé selon la CIM-10, sur la période d’étude.

Description

La survie nette standardisée à 1 an, déjà très élevée en 1989-1993, s’améliorait très faiblement au cours du temps. La survie nette à 5 ans et 10 ans s’amélioraient davantage.

Méthodes
La survie nette est la survie que l’on observerait dans la situation hypothétique où la seule cause de décès possible serait le cancer que l’on étudie. Elle est obtenue à l'aide de la méthode proposée par Pohar-Perme en 2012. La méthode utilisée pour estimer la survie nette suppose que la mortalité « autres causes » des personnes atteintes de cancer peut être approchée par la mortalité « toutes causes » de la population générale.Pour pouvoir effectuer des comparaisons internationales et temporelles, la survie nette doit être standardisée sur l’âge. Les poids associés à chaque tranche d’âge, et utilisés pour la standardisation sont issus de la publication de Corazziari et al. Standard cancer patient population for age standardising survival ratios. Eur J Cancer 2004;40(15):2307-16. Ce standard se nomme « standard ICSS » (International Cancer Survival Standards).

Description

Globalement, la survie s’est nettement améliorée (de presque 10 points) 5 ans après le diagnostic chez les femmes de moins de 75 ans. En revanche on notait une très faible amélioration (2 points) de la survie chez les femmes de 75 ans et plus.

Méthode

La survie nette est la survie que l’on observerait dans la situation hypothétique où la seule cause de décès possible serait le cancer que l’on étudie. Elle est obtenue à l'aide de la méthode proposée par Pohar-Perme en 2012. La méthode utilisée pour estimer la survie nette suppose que la mortalité « autres causes » des personnes atteintes de cancer peut être approchée par la mortalité « toutes causes » de la population générale.

Description

La survie nette à 15 ans variait entre 65 % et 76 % en fonction de l’âge pour les cas diagnostiqués en 1989-1998

Méthodes

Survie à 1, 5, 10 et 15 ans des personnes de moins de 75 ans diagnostiquées entre 1989 et 1998 (restriction aux registres couvrant l'ensemble de la période 1989-2010).

La survie nette est la survie que l’on observerait dans la situation hypothétique où la seule cause de décès possible serait le cancer que l’on étudie. Elle est obtenue à l'aide de la méthode proposée par Pohar-Perme en 2012. La méthode utilisée pour estimer la survie nette suppose que la mortalité « autres causes » des personnes atteintes de cancer peut être approchée par la mortalité « toutes causes » de la population générale.Pour pouvoir effectuer des comparaisons internationales et temporelles, la survie nette doit être standardisée sur l’âge. 

Description

La prévalence partielle à 10 ans est le nombre de personnes ayant eu le diagnostic du cancer au cours des 10 années précédentes et toujours en vie. Cet indicateur inclut principalement les personnes atteintes de cancers guéries ou en rémissions complètes.

Description

L’obtention des risques cumulés nécessite des projections.  En particulier, pour les cohortes les plus récentes, les risques cumulés sont des projections sur le long terme, présentant donc un niveau élevé d’incertitude. par conséquent, de légers changements de tendance en fin de courbe des risques cumulés ne doivent donc pas être surinterprétés (à moins d’arguments épidémiologiques solides) : seule la tendance globale de la courbe doit être interprétée.